Le guide des accords mets et vins : toutes nos associations, plat par plat

Le guide des accords mets et vins : toutes nos associations, plat par plat

En bref
  • Le vin suit l’intensité du plat : un plat léger appelle un vin léger, un plat riche un vin qui tient tête.
  • Pour le bœuf grillé, un rouge structuré ; pour la volaille et le porc en sauce, un rouge léger.
  • Avec le poisson, la sauce décide : blanc vif pour le grillé, blanc ample pour le beurre ou la crème.
  • Avec un dessert, le vin doit être au moins aussi sucré que lui.

Sommaire

  1. Guide des accords mets et vins : l’équilibre des saveurs d’abord
  2. Choisir la couleur du vin : rouge, blanc, rosé ou effervescent
  3. Le gras, le sucré, le piment : ce que chaque saveur change au verre
  4. Viandes, volailles et plats végétariens : quel vin pour chaque assiette
  5. Poissons, fromages et asperges : les accords les plus délicats à réussir
  6. Accords régionaux : quand le plat et le vin viennent du même terroir
  7. Un tableau récapitulatif pour retrouver chaque accord en un coup d’œil
  8. Foire aux questions

Un même plat change vraiment de goût selon le vin qu’on lui sert.

Au moment de passer à table, on hésite souvent entre rouge, blanc et rosé, et on finit par deviner.

Cet article pose d’abord les principes du choix, puis donne une association pour chaque famille de plats.

Guide des accords mets et vins : l’équilibre des saveurs d’abord

D’abord l’intensité : un plat léger appelle un vin léger. Un vin trop puissant masque le plat, et un vin trop léger disparaît face à un plat riche.

Ensuite, on répète un arôme du plat ou on le contraste. Un blanc aux agrumes va avec un poisson citronné.

Regardez aussi la sauce et les épices. Pour un barbecue, partez de ce guide des accords. Pour un plat épicé, les accords de la cuisine libanaise aident.

Dans le doute, mieux vaut un vin trop léger qu’un vin qui écrase le plat.

Choisir la couleur du vin : rouge, blanc, rosé ou effervescent

Le rouge : tanins et structure

Le bœuf grillé veut un rouge tannique et structuré, servi entre 16 et 18 °C.

Porc en sauce et volaille rôtie vont avec un rouge léger, servi entre 12 et 14 °C. Pour un pot-au-feu, voyez les vins qui lui conviennent.

Le blanc : vivacité et rondeur

Avec le poisson, la sauce décide. Un blanc sec et vif accompagne les poissons grillés, les huîtres et les coquillages.

Un blanc ample accompagne les poissons au beurre ou à la crème. On le sert à 12 °C, le haut de la plage.

Le rosé : la voie médiane

Le rosé remplace le rouge trop lourd sur les grillades légères et les plats méditerranéens. Servi frais, entre 8 et 10 °C, il tient bien les repas d’été.

Avec un poisson grillé à l’ail, un blanc maigre s’efface devant l’huile : l’œil-de-perdrix de Neuchâtel est le choix à privilégier.

L’effervescent : bulles et fraîcheur

Pour l’apéritif salé comme pour la friture, les bulles brutes conviennent.

Critère Apéritif salé Friture
Bulles Brutes Brutes
Exemple Crémant de Loire ou champagne brut Crémant de Loire ou champagne brut
Service 4 à 6 °C 4 à 6 °C

Le gras, le sucré, le piment : ce que chaque saveur change au verre

Salé et umami

Le sel renforce la sensation de tanins, et l’umami des champignons ou des viandes mijotées les rend amers. Avec un fromage affiné et salé, on choisit un rouge souple, peu tannique. Le piège est classique.

Acide

Un plat très acide, comme une vinaigrette au citron, demande un vin assez vif pour ne pas paraître fade. Un vin dont l’acidité domine déjà est un mauvais choix : on le voit tout de suite.

Gras

Pour une viande grasse, voyez l’accord du magret :

  • Une friture : l’acidité coupe le gras.
  • Une sauce au beurre : l’acidité la rend moins lourde.
  • Un plat gras : un vin vif le rééquilibre.

Sucré

Le vin doit être au moins aussi sucré que le dessert, sinon il paraît acide et sans relief. Avec du chocolat, un Banyuls ou un Rasteau fait très bien l’affaire, franchement.

Épicé

Avec un curry pimenté, un gewurztraminer ou un vouvray demi-sec convient bien. Le piment accentue l’alcool et l’amertume : les rouges très tanniques et alcoolisés sont à éviter. Le blanc demi-sec reste le choix sûr.

Viandes, volailles et plats végétariens : quel vin pour chaque assiette

Viandes rouges grillées et mijotées

Pour la viande grillée, on prend un rouge structuré : un cahors ou un haut-médoc. Ses tanins, cette sensation sèche en bouche, vont bien avec le goût de grillé.

Un plat mijoté longtemps demande plus de corps. On sort un madiran, rouge puissant et un peu évolué. Servir un rouge léger avec une daube serait une erreur.

Volailles et viandes blanches

Pour le poulet rôti, on prend un rouge souple comme un chinon, ou un blanc ample comme un saint-véran.

Avec une sauce à la crème, le blanc s’impose : un chardonnay charpenté tient tête à la crème, alors qu’un rouge léger s’y perd. Pour aller plus loin, le plus simple est de regarder quel vin pour un poulet rôti.

Plats végétariens et légumes rôtis

Pour un plat sans viande, on part de la sauce et de la cuisson. Aux champignons sautés, un pinot noir des Grisons : ses arômes répondent aux notes terreuses. Avec des pâtes à la tomate, on prend un merlot du Tessin.

Avec une préparation acide, un vin vif s’impose. Le pinot noir reste le plus sûr pour les champignons.

Poissons, fromages et asperges : les accords les plus délicats à réussir

Poissons et coquillages

Le poisson cuit à la vapeur ou poché est le plus facile à accorder. Il lui faut un blanc frais et acide, qui reste vif en bouche.

Avec un poisson au beurre, on change de cap. Un blanc plus ample, qui a plus de corps, tient mieux face à la sauce. Rien de compliqué, mais il faut y penser.

Fromages

Pour les fromages, le plus simple est de partir de la famille à laquelle appartient le fromage, car chaque famille a son vin :

  • Comté : un chardonnay des Côtes du Jura.
  • Fromage à pâte pressée cuite : un vin jaune du Jura.
  • Roquefort ou autre fromage bleu : un vin doux, comme un sauternes ou un vin doux naturel de Maury.

Asperges et cuisine asiatique

Avec les asperges, un blanc vif et non boisé s’impose, comme un sancerre. Le bois écrase leur goût vert.

Pour le curry, la petite arvine du Valais calme le piment. Pour les plats japonais crus, les vins méditerranéens et sushi ouvrent d’autres pistes. Pour un repas qui mêle les deux, l’arvine reste le choix le plus sûr.

Accords régionaux : quand le plat et le vin viennent du même terroir

Le plus simple, c’est de partir du terroir. Des pâtes à la tomate vont bien avec un chianti Classico ou un barbera d’Asti, et un comté s’accorde avec un chardonnay des Côtes du Jura.

Si ce vin manque, on le remplace par la couleur et la puissance : un rouge vif et léger pour un plat rouge, un blanc de même corps pour un plat clair.

Pour un poulet rôti, on choisit parmi les blancs onctueux et les rouges légers. Le vin du même terroir reste le choix le plus sûr.

Un tableau récapitulatif pour retrouver chaque accord en un coup d’œil

Pour retrouver un accord en un coup d’œil, on lit le plat en haut, puis le vin conseillé et sa couleur.

Pour le foie gras, il vaut la peine de revoir les pièges à éviter avec ce plat avant de choisir.

Critère Viande grillée Plat mijoté Poisson cuit simplement Poisson au beurre
Vin conseillé Rouge structuré Rouge ample Blanc vif Blanc ample
Couleur Rouge Rouge Blanc Blanc
Intensité Forte Moyenne à forte Légère Moyenne

Un bon accord tient à l’intensité du plat, à sa sauce et à ses saveurs dominantes. La couleur du vin vient après, comme repère simple.

Au prochain repas, on part du plat, on repère sa famille, puis on choisit le vin qui lui correspond.

Foire aux questions

Faut-il toujours choisir un vin rouge avec la viande ?

Non. Avec du poulet rôti, un blanc ample comme le saint-véran convient très bien. Avec du porc en sauce crémeuse, un chardonnay du Valais fonctionne aussi.

Ce qui compte, c’est la sauce et la puissance du plat, pas la couleur de la viande.

Peut-on servir du rouge avec du poisson ?

Oui, un rouge peut accompagner un poisson grillé, à condition de le choisir léger, peu tannique et légèrement rafraîchi.

Le blanc reste plus courant, mais le rouge n’est pas interdit. Un rouge chargé en tanins, cette sensation sèche en bouche, écraserait la chair du poisson.

Quel vin servir avec un plat très épicé ?

Pour un plat très épicé, on prend un blanc aromatique demi-sec, comme un gewurztraminer ou un vouvray demi-sec. Un vin peu alcoolisé limite la sensation de brûlure en bouche, ce qui compte beaucoup avec le piment.

Un champagne convient-il à tout le repas ?

Non. Un champagne brut convient à l’apéritif salé et aux plats frits, mais pas à tout le repas.

Pour le reste, on choisit le vin selon la sauce, l’intensité et les saveurs du plat. Un champagne ne s’impose donc pas par défaut.

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